





Extension d’une vie de famille, Ambarès, 2022
Vivre ensemble et séparément
La maison est à la fois un endroit stable — demeurer, rester — et synonyme de famille.
Dans ce projet, ces deux notions sont interrogées.
Il s’agit d’une famille — deux parents et quatre enfants — et d’une séparation, avec une question : comment se séparer sans quitter la maison… qui, à la fois, n’en est plus vraiment une puisqu’il n’y a plus vraiment de famille !
La réponse sera une garde alternée de la maison : les enfants seront les habitants permanents ; les parents logeront alternativement, une semaine sur deux, dans une annexe de 40 m², dans le jardin.
Le jardin est le territoire des enfants : l’annexe sera sur pilotis. Une cabane pour parents.
Si le modèle de la permanence de la maison est mis à mal, la NaNa — car c’est son nom — sera à l’image d’un bâtiment provisoire, presque de passage, tout en légèreté. Réalisée en ossature poteaux-poutres bois, simplement bardée d’une tôle ondulée galvanisée, elle se glisse contre un alignement de liquidambars, en se faisant discrète, tout en reflets.
À l’intérieur : deux chambres, un séjour-cuisine et une petite salle d’eau. Une seule porte : celle des WC. L’usage alternatif n’a pas besoin de portes ! Au sol, la superstructure en bois a des allures de jeu d’enfants.
La légèreté, la discrétion et l’impermanence : la NaNa ne serait-elle pas une anti-maison ?
* Le nom NaNa vient de sa filiation à un autre projet, la MaMa [maison manufacturée]. Mais c’est une autre histoire !
